Le blog de Mut

Langues, voyages, espéranto, informatique et autres trucs

Quelques anecdotes intéressantes

Voici quelques faits intéressants que j’ai découverts lors de mes lectures sur Internet. Si vous aussi, vous voulez devenir un expert en anecdotes inutiles, je vous suggère de consulter des sites tels que Wikipédia (en commençant par les articles insolites), Se coucher moins bête ou Cracked.com (par contre c’est en anglais, et certains articles sont très douteux — par exemple je suis convaincu que celui-ci est rempli de conneries).

Le durian est un fruit d’Asie du Sud-Est dont l’odeur est apparemment si insupportable qu’il est interdit dans le métro de Singapour.

En 1972, une hôtesse de l’air serbe a survécu à une chute libre de plus de 10 000 mètres.

Le pays qui reçoit le moins de touristes n’est pas la Corée du Nord ni la Somalie, mais Nauru. C’est un pays d’Océanie constitué d’une seule île de 21 km² et avec moins de dix mille habitants. Il n’y a pas grand-chose à voir là-bas, à part des mines de phosphate épuisées et des habitants obèses (au moins 90 % des habitants sont en surpoids), et cette île est assez difficile à atteindre : peu de compagnies aériennes permettent d’y aller, il n’y a quasiment aucune terre à des centaines de kilomètres à la ronde, et comme si ça ne suffisait pas, il faut un visa pour y aller. Bonne chance pour trouver une ambassade.

Vue aérienne de Nauru

Si si, c’est un pays.

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Migration vers WordPress

Après presque sept ans sous Dotclear, j’ai décidé de passer ce blog sous WordPress, parce qu’en m’en servant pour un autre blog, je l’ai trouvé beaucoup plus pratique.

Ça a été un peu difficile d’importer mes articles et commentaires dans WordPress : j’ai trouvé pas mal de méthodes permettant de passer de Dotclear à WordPress, mais aucune ne marche. Alors j’ai fait moi-même un script en PHP pour aller chercher la base de données de Dotclear et l’enregistrer en format XML compréhensible par WordPress. J’ai eu un peu de mal à conserver tous les liens (par contre pour les images je n’ai au aucun problème), mais je m’en suis sorti.

J’en ai profité pour changer l’adresse (ce serait illogique d’avoir dotclear dans l’URL alors que je ne l’utilise plus), mais en principe les anciennes adresses de mes articles seront redirigées à la bonne adresse. Mettez quand même vos flux RSS à jour.

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Lire des sous-titres avec mplayer

Généralement, pour regarder une vidéo avec des sous-titres dans un fichier séparé, j’utilise mplayer lancé en ligne de commande (même si VLC fait aussi ça très bien). Je vais résumer les diverses options dont je me sers le plus souvent. Ça va me servir de pense-bête, et ça pourra aussi aider les gens qui utilisent mplayer.

La commande basique est :

$ mplayer video.avi -sub sous-titres.srt

Les options les plus utiles sont :

  • -utf8 : si le fichier de sous-titres est en UTF-8.
  • -subdelay : permet de décaler les sous-titres (il faut indiquer un intervalle en secondes ; un nombre négatif indique qu’on veut avancer les sous-titres). Pendant la lecture, on peut utiliser X et Z pour avancer ou reculer de 100 ms.
  • Certains sous-titres sont prévus pour un nombre d’images par secondes différent de celui de la vidéo, ce qui fait qu’ils se décalent peu à peu au fil de la lecture. On peut y remédier avec l’option -subfps. À chaque fois que j’ai eu ce problème, j’ai indiqué la valeur 23.976 et ça a marché.
  • Pas vraiment lié aux sous-titres, mais utile quand même : l’option -ss permet de reprendre la vidéo à un moment précis.

Donc par exemple, pour lire un film avec des sous-titres en UTF-8 en les avançant de 2 secondes, en changeant le nombre d’images par seconde et en le reprenant en cours de route, on peut avoir :

$ mplayer video.avi -sub sous-titres.srt -utf8 -subdelay -2 -subfps 23.976 -ss 00:23:55

J’en profite pour parler des problèmes d’encodage. Quand je cherche des sous-titres en russe, la plupart du temps le jeu de caractères est mal détecté et les mots ressemblent à « îòâžðòêà ». J’ai commencé par utiliser cet outil en ligne pour les corriger, mais il existe une solution en ligne de commande :

$ iconv -f "windows-1251" -t "UTF-8" fichier.srt -o fichier2.srt

Le fichier fichier2.srt sera normalement lisible.

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Culture russe et vie en Russie

Mon voyage en Russie m’a permis de découvrir la culture russe et la vie en Russie. Comme dans le premier article j’ai principalement décrit ce que j’ai fait, maintenant je vais parler de ce que j’ai remarqué et de ce que j’ai mangé.

Nourriture

La cuisine russe comporte beaucoup de salades et de soupes, dont le fameux bortsch (bortch ? borchtch ? C’est plus simple à écrire en russe : борщ). D’habitude je n’aime pas trop les soupes et les salades, mais j’ai bien aimé certaines salades telles que le hareng en fourrure (селёдка под шубой) et une autre appelée « bracelet à la grenade » (гранатовый браслет) qui contient, entre autres, de la grenade.

Les galettes vendues en France sous le nom de « blini » sont appelées oladi (оладьи) en russe. Blin (блин), ça veut dire « crêpe » et les crêpes russes sont les mêmes que les françaises. Je n’ai pas mangé d’oladi, mais des syrniki (сырники) qui ressemblent beaucoup mais sont à base d’une sorte de fromage blanc (tvorog, творог). C’est très bon ; on peut les manger avec de la confiture, du miel ou de la smetana (сметана), l’équivalent russe de la crème fraîche, dont la principale différence est l’acidité, qu’on trouve dans de nombreux plats.

J’ai aussi goûté les pelmeni (пельмени) : des boulettes de viande entourées de pâte (comme des raviolis). Il en existe avec plusieurs sortes de viande, et j’en ai goûté à l’ours.

Pelmeni à la viande d’ours

Pelmeni à la viande d’ours

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Un mois en Russie

Après avoir fêté le Nouvel An en Allemagne, je suis allé en Russie pour un mois. Pourquoi en Russie ? Il y a un an et demi, je suis allé à Kiev pour le soixante-septième congrès international de la jeunesse (une des principales rencontres internationales d’espéranto) et j’y ai rencontré une Russe (coucou, je sais que tu me lis). Comme elle est venue en France l’été dernier, c’était à mon tour de lui rendre visite en Russie, plus précisément à Tcheliabinsk, une ville à 1 500 km à l’est de Moscou.

Iekaterinbourg

Après m’être envolé de Berlin et avoir changé d’avion à Moscou, j’ai atterri à Iekaterinbourg (Екатеринбург), la quatrième plus grande ville de Russie. J’aurais pu aller directement à Tcheliabinsk, mais c’était moins cher d’aller à Iekaterinbourg, qui n’est qu’à 200 km au nord (c’est-à-dire juste à côté, pour les Russes). Mon amie m’a retrouvé à l’aéroport et nous sommes allés chez des espérantistes de la ville qui avaient accepté de nous héberger pour la nuit, ce qui est très gentil de leur part vu que j’ai débarqué à 4 heures du matin (cette partie de la Russie utilise le fuseau horaire UTC+06:00 : cinq heures d’avance sur la France en hiver, quatre en été).

Nous avons visité la ville pendant que j’essayais de m’habituer au froid. Sur la place principale, en plus d’une statue de Lénine, il y avait de nombreuses sculptures de glace. Le soir, les espérantistes de la ville avaient préparé une petite fête (je suppose qu’ils ne reçoivent pas beaucoup de visiteurs étrangers), puis nous avons pris le car pour Tcheliabinsk.

Une église à Iekaterinbourg

Une église à Iekaterinbourg

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Une semaine en Allemagne

C’est la quatrième fois de suite que je fête le Nouvel An à JES, une rencontre d’espéranto qui a lieu chaque hiver en Allemagne ou en Pologne. Cette fois, c’était en Allemagne, à Naumburg, une ville d’environ 30 000 habitants dans l’est du pays. Elle réunit généralement plus de 200 jeunes (pas seulement des jeunes, d’ailleurs) ; cette fois il y a eu 276 inscrits (je ne sais pas combien sont réellement venus) d’une vingtaine de pays.

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Frontières insolites

Après avoir lu une partie des articles insolites de Wikipédia et exploré le monde avec Google Maps (à défaut de pouvoir le faire en vrai), j’ai appris qu’il existe un certain nombre de frontières tordues, voire ubuesques. Vous avez probablement déjà remarqué le Lesotho (un pays entièrement entouré par l’Afrique du Sud), la Gambie (entourée par le Sénégal, mais avec un accès à la mer) et la province de Kaliningrad (un morceau de Russie séparé du reste de la Russie), mais il existe beaucoup d’autres enclaves et exclaves. En Europe, il y a par exemple :

  • Llívia, une ville de Catalogne entièrement entourée par les Pyrénées-Orientales (il faut faire presque 2 km en France pour rejoindre le reste de l’Espagne) ;
  • Campione d’Italia, une commune italienne en Suisse (mais ses habitants utilisent apparemment le franc suisse)
  • Büsingen am Hochrhein, une commune allemande également en Suisse ;
  • vous connaissez peut-être déjà Gilbraltar, Ceuta et Melilla, ainsi qu’Akrotiri et Dhekelia, deux bases militaires britanniques à Chypre (Dhekelia contient même des enclaves chypriotes).

L’Allemagne a aussi quelques enclaves en Belgique (par exemple le village de Mützenich), séparées du reste de l’Allemagne par une bande de quelques dizaines de mètres de large dans laquelle passe une voie ferrée appartenant à la Belgique.

Carte de Mützenich

Et pourtant, c’est loin d’être la frontière la plus bizarre concernant la Belgique. Lire la suite →

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Apprenons le russe

En janvier, j’ai commencé à apprendre le russe. C’est la troisième langue slave que j’essaie d’apprendre, après le polonais et le slovaque.

Le peu de polonais que j’avais appris a été remplacé par le slovaque, mais maintenant, les rares fois où j’essaie de produire une phrase en slovaque, je pense en russe… Le manque de pratique y est aussi pour quelque chose (je n’ai quasiment plus utilisé le slovaque après être parti de Slovaquie).

Bref, je pense que maintenant mon russe est bien meilleur que mon slovaque (quand je ne l’avais pas encore oublié). Je retrouve en russe certaines difficultés du slovaque (et probablement de toutes les langues slaves) : l’aspect verbal reste un concept étrange et difficile à comprendre, et les verbes peuvent recevoir de nombreux préfixes qui indiquent parfois des nuances insaisissables ou qui leur donnent un sens totalement différent, donc le vocabulaire a l’air infini.

Mais il y a aussi des différences (dont des faux amis). Les déclinaisons semblent être une difficulté insurmontable du russe, mais je trouve qu’en fin de comptes elles ne sont pas si impossibles à apprendre (je pense être capable de décliner correctement la plupart des mots, même si je dois réfléchir un peu), et globalement plus simples qu’en slovaque. Par contre, là où le russe est beaucoup plus difficile, c’est la prononciation : presque toutes les consonnes peuvent être dures ou molles, et il est difficile d’apprendre à les prononcer correctement (en slovaque il y a aussi des consonnes considérées molles et dures, mais le concept est un peu différent et beaucoup plus simple). Mais le plus compliqué, c’est l’accent tonique : il est important parce qu’il permet de distinguer certains mots et influence la prononciation des voyelles (A et O se prononcent de manière identique quand ils ne sont pas accentués). Et dans pas mal de mots, il change de position quand on décline ou conjugue. Et évidemment, l’accent tonique n’est pas indiqué à l’écrit, et il faut donc l’apprendre pour chaque mot (il y a quand même quelques règles, et avec un peu d’expérience on peut quelquefois deviner). En comparaison, en slovaque (et même en polonais), il suffit d’apprendre l’alphabet et quelques règles d’orthographe pour savoir prononcer correctement presque tous les mots.

En parlant d’alphabet, l’alphabet cyrillique n’est pas si compliqué (il est même très simple, comparé à beaucoup de choses en russe), même si je dois faire plus d’effort que pour lire l’alphabet latin. C’est difficile seulement quand il faut déchiffrer une écriture manuscrite, parce que plusieurs lettres ont une forme différente et beaucoup de gens écrivent très mal.

Malgré tout ça, je progresse : je peux avoir une conversation en russe (si mon interlocuteur fait quelques efforts pour parler pas trop vite) et comprendre des textes en m’aidant d’un dictionnaire (Wikipédia en russe, c’est super : la langue utilisée est plutôt simple, parce qu’il n’y a pas d’expressions ou de mots familiers).

Voici les ressources que j’ai utilisées pour apprendre le russe (l’avantage du russe par rapport aux autres langues slaves, c’est qu’on trouve beaucoup plus de matériel d’apprentissage) :

  • Le Russe sans peine (de chez Assimil) : très bien pour débuter, je le recommande à ceux qui veulent apprendre le russe, mais ce n’est évidemment pas suffisant (ils disent qu’on est censé atteindre un niveau B2 avec ce livre… très drôle).
  • Russe : méthode intégrale (Harrap’s) : je ne l’ai pas trouvé extraordinaire, je ne le recommanderais pas.
  • Ce podcast est très bien, la fille qui le fait parle assez lentement et elle explique les mots compliqués avec des mots simples, ce qui fait que je comprends presque tout.
  • Ajout du 7 mars 2013 : je viens de découvrir un autre podcast, d’un niveau un peu plus avancé. La femme qui le fait parle plus rapidement que dans le podcast précédent, et elle fait des émissions courtes pour enseigner des expressions familières.
  • On peut trouver quelques sites expliquant la grammaire russe, comme celui-ci.
  • Colloquial Russian 2 : je trouve ce livre très bien pour progresser. Malgré le titre la langue utilisée n’est pas vraiment familière, et je ne trouve pas les textes très intéressants, mais il aborde plusieurs notions avancées dont la plupart des livres pour débutant ne parlent pas en détail (les différents modèles d’accentuation, les participes, les nombres).
  • Le dictionnaire multilingue de Yandex : il paraît que Yandex, c’est mal, mais je trouve leur dictionnaire bien fichu.
  • Multitran : ce dictionnaire est moins pratique à utiliser, mais il connaît parfois plus de mots que Yandex.
  • Le Wiktionnaire russe : pour la plupart des mots, il y a un tableau avec la conjugaison ou la déclinaison, l’accent tonique est marqué et l’équivalent perfectif ou imperfectif des verbes est indiqué.
  • Pour le vocabulaire, j’utilise Anki, un logiciel libre de répétition espacée (j’y ai déjà mis plus de mille mots…).

En ce qui concerne la pratique dans le monde réel, je suis allé plusieurs fois à une soirée polyglotte russe à Paris. Mais surtout, je vais en Russie dans trois semaines.

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Un mot par jour

J’ai ouvert un nouveau blog dans lequel je présenterai chaque jour un mot que je trouve intéressant dans n’importe quelle langue. (Enfin j’essaierai, je ne suis pas sûr d’en trouver tous les jours pendant des mois.)

Et puis ça me permet de tester WordPress.

C’est un blog distinct de celui-ci, avec un but différent : je continuerai à mettre à jour ce blog comme avant (c’est-à-dire deux fois par an).

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Changement d’adresse

Changez vos flux RSS, je déménage. La raison principale étant que Free, c’est pas si terrible que ça comme hébergeur. Enfin si, c’est gratuit, on a des bases de données avec, tout ça, mais dernièrement ce qui m’a le plus gêné c’est l’impossibilité de télécharger par FTP (pour les non-informaticiens : c’est tout pourri, ça rend les sauvegardes beaucoup plus difficiles à faire). Et comme l’abonnement chez Free a été résilié, j’ai peur que l’espace de stockage soit supprimé sans prévenir.

Donc mon ami angenoir m’a prêté un bout de son serveur, avec un nom de domaine qui est mieux que mon ancienne adresse (monftpamwa, c’est quand même pas génial — mais peut-être pas pire que l’adresse Gmail que je me traîne depuis 2005. Si j’avais su qu’elle me servirait autant…).

En bonus : des liens intéressants que je trouve (enfin je dois en ajouter trois par semaine).

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